Des hausses de taxes inacceptables

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Québec, le 19 août 2015 – Le député de Bonaventure et porte-parole de l’opposition officielle en matière de forêts, de faune et de parcs, Sylvain Roy, dénonce avec vigueur les hausses abusives des loyers imposées aux propriétaires de chalets construits sur les terres publiques, qui, dans certains cas, peuvent atteindre 530 %. Il demande au gouvernement de revenir à la raison et de reculer sur ses intentions.

« Avec ces augmentations, on s’en va vers la privatisation pure et simple d’un territoire qui appartient aux Québécoises et aux Québécois. Cette décision va complètement à l’encontre du principe démocratique d’utilisation des terres publiques par les citoyens, sans discrimination quant à leur revenu ou à leur statut social. À cause de ces hausses abusives, plusieurs villégiateurs, qui pratiquent notamment la chasse sportive, devront se départir de leur chalet, incapables qu’ils seront de payer ce qu’on leur réclame. Veut-on revenir à l’occupation des terres publiques par des clubs privés nantis, une pratique pourtant abolie au Québec à la fin des années 1970 par Yves Duhaime et le gouvernement du Parti Québécois? », s’est questionné Sylvain Roy.

Plusieurs décennies d’occupation du territoire

Le porte-parole déplore aussi le fait que cette décision soit une nouvelle attaque directe envers les régions du Québec, où se trouve la majorité des terres publiques québécoises. Il s’agit également d’un affront à l’égard des citoyens qui bâtissent et améliorent leur lieu de villégiature depuis plusieurs dizaines d’années, en tenant pour acquis que le prix des loyers demeurera accessible. « Plusieurs locataires de baux de villégiature ont aménagé des chemins et ont travaillé à l’amélioration des terres publiques et on leur dit, du jour au lendemain : les tarifs augmentent et, si vous n’avez pas les moyens de payer, vous n’avez plus votre place sur les terres publiques québécoises. C’est complètement scandaleux! Le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, à titre de responsable de la gestion des terres du domaine de l’État, doit nous dire que son gouvernement a déjà oublié cette fort mauvaise idée », a conclu le député de Bonaventure.