Bois d’œuvre: quel est le plan de match du premier ministre ?

Québec, le 5 octobre 2016 – Alors que les délais dans le dossier de l’accord sur le bois d’œuvre viennent à échéance dans une semaine, le député de Jonquière et chef de l’opposition officielle, Sylvain Gaudreault, ainsi que le député de Bonaventure et porte-parole du Parti Québécois en matière de forêts, Sylvain Roy, ont interpellé le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, pour qu’il agisse dans le but d’éviter que nos régions soient, encore une fois, durement frappées par une crise forestière.

« L’expiration des délais ouvrira la porte à l’imposition de nouveaux tarifs qui vont à l’encontre des intérêts de notre industrie forestière. Si on se fie au passé, les Américains pourraient imposer un tarif de 25 % qui frapperait nos entreprises de plein fouet. Lors de la dernière crise, plusieurs entreprises québécoises ont dû fermer à cause de ces sanctions. Le rôle du premier ministre est de s’assurer que le nouveau régime québécois soit pris en considération par les négociateurs canadiens. Quel est son plan de match? », a demandé Sylvain Gaudreault.

« La grande différence, par rapport à la négociation précédente, c’est que le Québec a maintenant un nouveau régime forestier conforme aux règles du commerce international, ce qui rend encore plus injustifiable l’imposition de tarifs. Or, à une semaine de l’échéance, il n’y a aucun progrès; non seulement notre nouveau régime forestier n’est pas reconnu par le gouvernement américain mais, en plus, le premier ministre Couillard n’a même pas réussi à convaincre le gouvernement canadien qu’il ne peut plus accepter les conditions d’un accord qui avantage l’Ouest canadien et les Maritimes. Nos régions et le secteur forestier ont déjà subi plusieurs pertes d’emplois et fermetures d’usines. Que leur répondent le premier ministre et le ministre des Forêts? », a pour sa part voulu savoir Sylvain Roy.

« Les intentions des Américains sont claires et inquiétantes pour nos forestiers, qui ne savent pas s’ils auront encore de l’ouvrage à la fin de l’année. Ils ont besoin d’être rassurés. Il reste une semaine. Par ailleurs, au Saguenay–Lac‑Saint‑Jean, ma région et celle du premier ministre, on sait que la surtaxe sur le papier surcalendré, imposée par le gouvernement américain aux usines de Kénogami et de Dolbeau, aura de graves conséquences. Un million de dollars par mois, par usine. Le premier ministre sait qu’elles ne pourront pas endurer ça longtemps. Que compte-t-il faire concernant ce deuxième enjeu qui s’ajoute à celui du bois d’œuvre? », a conclu le chef de l’opposition officielle.